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Les CJC, une prise en charge sur mesure pour les jeunes… et pour leur entourage. Et dans les DOM ?

vendredi 16 octobre 2015, par Alice CLOTAGATIDE

Les conduites addictives des jeunes posent, en France comme à l’échelle mondiale, un problème de santé publique dont les impacts sont multiples aux niveaux sanitaire, médical, social et économique.

Si l’on tient compte du fait que la précocité d’entrée dans les usages est un marqueur significatif du risque de basculement dans des usages problématiques, la prévention, l’amélioration du repérage des usages à risque et les interventions précoces constituent un enjeu majeur de santé publique.

L’une des réponses se trouve dans la mise en place des « Consultations Jeunes Consommateurs » (CJC), qui permettent d’offrir un accueil adapté aux jeunes et à leur famille, en agissant dès les premiers stades de la consommation (ou du comportement).

Conçues en 2004 par le ministère de la Santé et la Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives (MILDECA, ex-MILDT), dans le cadre du plan gouvernemental 2004-2008, les premières « Consultations d’évaluation et d’accompagnement des jeunes consommateurs de cannabis et autres substances psychoactives et leur famille » étaient alors communément appelées « Consultations cannabis ».
Ce dispositif évolue en 2008 en intégrant le cadre global du Centre Spécialisé d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA), en tant que mission facultative.
Le cahier des charges initial est ainsi remplacé par l’annexe 4 de la circulaire CSAPA (Evolution du cadre des consultations jeunes consommateurs. p.21).
Le dispositif s’appelle désormais « Consultation Jeunes Consommateurs » (CJC).

« Du point de vue de la santé publique, la CJC se situe au carrefour des thématiques de la jeunesse et des addictions. Ses pratiques se fondent donc sur une prise en compte des phénomènes de l’adolescence et sur une position addictologique centrée sur la personne et non sur le seul produit. »

Ce dossier fait suite à la Journée Régionale organisée à La Réunion en septembre 2015 par la Fédération Addiction et l’ARS Océan Indien, afin que l’ensemble des professionnels présents puissent connaître les CJC mais aussi et surtout, construire des modalités d’échanges et de collaborations au plus près des jeunes.
Les professionnels présents ont montré un grand intérêt pour ce dispositif, conscients qu’ils ont une place importante à y prendre, en tant que relais notamment.

La PEIDD reprend ici des données issues des sites de la Fédération Addiction et de l’OFDT (Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies).
En fin de dossier se trouvent des liens permettant d’en savoir plus sur ce dispositif.


 
 
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1/ Qu’est-ce qu’une CJC ?

La « Consultation Jeune Consommateur » (CJC) est un dispositif d’aide, anonyme et gratuit, en lien avec les conduites addictives, avec ou sans substances, pour les jeunes consommateurs et/ou pour leur entourage.

L’activité de CJC a vocation à assurer information et évaluation aux premiers stades de la consommation (usage, usage nocif) et déclencher une prise en charge brève ou une orientation si nécessaire.
Les CJC s’adressent en priorité aux jeunes mais doivent accueillir tous les publics (patients plus âgés ou entourage) et prendre en compte tous les comportements relevant de l’addictologie (avec ou sans substance) : usages de tabac, d’alcool, de cannabis, de cocaïne ou de psychostimulants mais aussi de jeux vidéo, d’Internet, etc. »

Source : Tendances n° 101 – OFDT – Mai 2015. Dix ans d’activité des « consultations jeunes consommateurs »

Selon Jean-Pierre COUTERON, président de la Fédération Addiction, « En offrant un accueil sans condition, sans préalable de degré d’usage ou de projet de soin, ce dispositif expérimental intégrait l’intérêt d’aller vers l’usager, d’anticiper la possibilité d’une rencontre, de la distinguer d’une demande d’aide thérapeutique qui pouvait ensuite lui succéder. Loin d’opposer l’une à l’autre de ces modalités, il s’agissait d’orienter une partie des efforts vers un public qui alors était trop souvent oublié. » (…)
Principalement centrées sur le cannabis lors de leur lancement et alors appelées « Consultations Cannabis », ces consultations ont élargi leurs missions en prenant en compte toutes les addictions, avec et sans substances et s’appellent désormais « Consultations Jeunes Consommateurs ».

Source : C.J.C. Pratiques - guide sur le fonctionnement et les pratiques des CJC - Fédération Addiction

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2/ A qui s’adresse-t-elle ?

La Consultation Jeunes Consommateurs s’adresse :

  • Aux jeunes de 12 à 25 ans (voire plus selon les CJC)

Qui consomment des substances psychoactives ou qui ont des pratiques addictives (jeux vidéo et d’argent, internet…), qui ne se considèrent pas comme malades et qui ne sont donc pas en demande de soins mais qui peuvent s’inquiéter ou inquiéter leur entourage parce qu’ils présentent des difficultés attribuées à un usage simple, à risque ou nocif. Ces jeunes peuvent se présenter spontanément ou être adressés par un tiers (famille, professionnel de santé, milieu scolaire, justice).

  • L’entourage, quel qu’il soit (familial, amical, professionnel lorsqu’il est confronté à la réalité des conduites addictives dans son institution, etc.)

Qui s’inquiète de(s) consommation(s) ou pratique(s) des jeunes et qui demande de l’aide pour comprendre la situation et rétablir le dialogue avec eux.

La venue en CJC constitue le plus souvent un recours contraint, qu’il s’agisse :

  • d’une orientation par un tiers (famille, milieu scolaire ou socio- éducatif, professionnel de santé…),
  • Ou d’une orientation judiciaire (liée au cannabis), pour 38% des cas en 2014.

« Les mesures qui concernent les jeunes usagers comprennent l’alternative aux poursuites (classement sous condition avec orientation socio-sanitaire, injonction thérapeutique, rappel à la loi) et l’alternative à l’incarcération (obligation de soins). Elles peuvent relever également de la PJJ pour des mesures de réparation pénale, par exemple »

Cependant, la plupart de ces jeunes sont des usagers simples, qui ne nécessitent pas d’accompagnement particulier.

Les demandes d’aide n’interviennent pas spontanément, même lors d’un usage élevé :

  • Parmi les usagers réguliers de cannabis, seuls 0,6% demandent de l’aide,
  • Parmi les usagers quotidiens, 6,3 % demandent de l’aide.

Source : Obradovic et al. 2013- Usage problématique du cannabis - Revue de la littérature internationale - OFDT/Fédération Addiction (page 8)

Ce dispositif ne s’adresse pas aux jeunes qui ont des problèmes avérés d’addiction. Ceux-ci sont pris en charge par d’autres dispositifs (CSST, Centres hospitaliers…).

 

Focus sur les « consultants cannabis » (issu de « Consultations jeunes consommateurs : résultats de l’enquête 2014 de l’OFDT »)

« Plus de 8 sur 10 sont des hommes. Les jeunes majeurs représentent la moitié de ce public. Les « consultants cannabis » sont peu qualifiés (46 % sans diplôme) et souvent sans emploi. Près d’un consultant cannabis sur deux est orienté par la justice. Près de la moitié de ces consultants (46 %) mettent en avant des motivations d’usage autothérapeutique du cannabis (« pour lutter contre l’anxiété et le stress »). Dans le même temps, 7 sur 10 présentent, selon les critères de l’échelle du CAST (Cannabis Abuse Screening Test), un usage de cannabis « problématique ». »

 


Législation concernant l’accueil de mineurs

Selon l’article L. 1110-4. : « Toute personne prise en charge par un professionnel, un établissement, un réseau de santé ou tout autre organisme participant à la prévention et aux soins a droit au respect de sa vie privée et du secret des informations la concernant. Il convient de rappeler que la loi prévoit qu’un mineur puisse bénéficier de soins sans informer ses parents (ou titulaires de l’autorité parentale). »

« La spécificité de la population accueillie, en particulier des jeunes mineurs, impose aux professionnels qui les reçoivent la nécessité d’aborder avec eux, dans la relation clinique, la problématique de la relation avec leurs parents et de la connaissance que ceux-ci ont des difficultés qu’ils rencontrent. Il est de la responsabilité du clinicien d’évaluer au cas par cas les modalités d’aide et de s’efforcer de « favoriser le lien » entre le mineur et sa famille. »

Source : C.J.C. Pratiques - guide sur le fonctionnement et les pratiques des CJC - Fédération addiction

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3/ Quels sont ses objectifs ?

L’objectif de ces consultations est d’accueillir des jeunes consommateurs en questionnement sur leur consommation, ainsi que leur entourage.

Le principe est de faire le point, éventuellement de proposer une aide, avant que la consommation ne devienne problématique.

En se situant au carrefour de la prévention et du soin, la CJC permet d’intervenir le plus précocement possible :

  • En évitant le passage par une addiction douloureuse et coûteuse physiquement, psychologiquement et socialement,
  • En accélérant l’entrée dans une prise en charge afin de rendre possible la réduction des conséquences et l’engagement dans une démarche de changement.
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4/ Par qui peut-elle être portée ?

Cette consultation est rattachée à des Centres spécialisés d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ou à des consultations hospitalières.

Elle est composée de professionnels pluridisciplinaires (psychologues, éducateurs spécialisés, infirmiers, médecins…), compétents en addictologie et formés aux spécificités de l’approche des jeunes et de l’entourage.

Les jeunes peuvent s’y rendre seuls ou accompagnés de leur parent ou d’un proche.
Les parents peuvent également être reçus avec ou sans le jeune concerné.

Consultation avancée

« La Consultation avancée facilite la rencontre avec les jeunes usagers en proposant dans les lieux qu’ils fréquentent, un espace spécialisé sur les conduites addictives, identifié comme tel, afin de promouvoir une équité sociale et sanitaire sur un territoire. Il ne s’agit pas seulement de décentraliser une permanence ou un lieu d’accueil. Pour que cette stratégie soit efficace, elle doit reposer sur un travail très actif à l’interface entre services spécialisés et réseaux de partenaires en contact direct avec la population visée » (Maisons des Adolescents et Points d’Accueil et d’Écoute Jeunes…).

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5/ En quoi consiste une Consultation ?

Pour le jeune

« Le premier entretien est généralement consacré à l’évaluation de la situation du jeune et au bilan de sa consommation. Au-delà du regard porté sur la problématique de consommation, la situation du jeune est évoquée dans sa globalité. Peuvent être abordés la scolarité, les liens familiaux et amicaux, le mal-être éventuel, la santé, etc.
Suite à cette étape d’évaluation de la situation, le professionnel et le jeune s’orientent de façon conjointe vers la prise en charge la mieux adaptée. L’arrêt de la consommation ou la réduction de celle-ci pourront être envisagés. Si d’autres difficultés émergent au cours des entretiens, une prise en charge complémentaire pourra être proposée.
L’accompagnement peut se poursuivre durant une période plus ou moins longue selon la situation du jeune. »

Pour l’entourage

En fonction de la problématique et de la relation avec le jeune concerné, l’accompagnement pourra se mettre en place avec l’entourage seul ou avec le jeune. La prise en charge peut prendre la forme d’une aide éducative, d’un soutien individuel ou d’une approche de groupe. Dans cette approche groupale, les parents confrontés à des difficultés similaires peuvent s’épauler en s’apportant leur expérience respective.

Pluralité des stratégies de suivi et de prise en charge

Selon l’enquête nationale menée par l’OFDT en 2014, « la plupart des approches de suivi mises en place en CJC combinent plusieurs dimensions  :

  • écoute et soutien (80 %),
  • approche motivationnelle (30 %),
  • suivi médical (20 %),
  • thérapie psychodynamique (8 %),
  • approche TCC - thérapie cognitivo-comportementale - (7 %),
  • soutien à la parentalité (5 %),
  • thérapie corporelle intégrant par exemple relaxation et sophrologie (2 %),
  • etc. »
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6/ Enjeu de santé publique

L’intervention précoce est un axe stratégique du plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2013-2017 et dispose d’un chapitre « Renforcer les actions de prévention – Développer de nouvelles approches » : « [...]. L’intervention précoce sera largement mise en pratique par les professionnels en contact avec les jeunes. Les consultations jeunes consommateurs diffuseront cette méthode à l’échelle de leur territoire. »

• Action 24 : Former les professionnels des CJC à l’intervention précoce

« La démarche d’intervention précoce vise à :

  • Promouvoir un environnement favorable à la santé,
  • Renforcer les compétences des jeunes et de tous les membres de la communauté adulte,
  • Mieux accompagner les jeunes ayant des comportements à risque et/ou en situation de vulnérabilité.

C’est une stratégie d’action entre la prévention et l’accès aux soins.
L’objectif est de raccourcir autant que possible le délai entre l’apparition des premiers signes d’un trouble de l’usage et la mise en œuvre d’un accompagnement et de soins adaptés. »

Les CJC sont ainsi au service d’une stratégie d’Intervention précoce pour faciliter le repérage, l’accès au soin et améliorer la prise en charge.

«  Le dernier rapport de l’Inserm sur les Conduites addictives chez les adolescents (Pôle Expertise Collective de l’Inserm - Février 2014) recommande donc de développer et renforcer le dispositif « Consultations Jeunes Consommateurs ».
Plus de 5,4 millions de personnes sont potentiellement concernées puisque la France compte 1,7 millions d’adolescents de 15 à 17 ans et 3,7 millions de parents d’adolescents dans cette tranche d’âge. Fort heureusement, peu d’adolescents ont un réel problème avec une consommation. »

Source : site de l’INPES

Rôle de la Fédération Addiction

La Fédération Addiction est très impliquée dans l’amélioration de la visibilité et de la lisibilité du dispositif CJC.
Elle a ainsi élaboré en avril 2012 un guide de recommandations concernant les pratiques professionnelles dans le cadre des consultations jeunes consommateurs, à la demande conjointe de la Direction générale de la Santé (DGS) et de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et les conduites addictives (MILDECA, alors MILDT à cette époque).

La Fédération Addiction est mandatée par ces institutions pour assurer un accompagnement territorial du guide afin de faire évoluer les pratiques professionnelles. Elle organise ainsi des journées régionales et interrégionales pour favoriser l’appropriation des recommandations issues du guide CJC et contribuer à valoriser les CJC sur les territoires auprès des professionnels, spécialisés ou non, travaillant avec les jeunes.

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7/ Quelle offre dans les DOM, à ce jour ?

Selon le Baromètre Santé DOM 2014 de l’INPES, la consommation quotidienne ou hebdomadaire d’alcool est moins importante dans les DOM qu’en métropole.
Les drogues illicites apparaissent globalement moins répandues dans ces territoires. Le cannabis est la drogue la plus fréquemment expérimentée, loin devant la cocaïne.
Concernant la consommation de cannabis dans l’année, La Réunion (12 %) ne se démarque pas de la métropole (11%). Par contre, elle est plus rare dans les autres DOM. Un usage plus régulier de cannabis (10 fois par mois) concerne une part équivalente de la population dans les DOM comme en métropole : autour de 3 %.

Cependant les conduites addictives, dont l’alcoolisme, sont un problème de santé publique dans ces régions et les jeunes sont particulièrement touchés.

A ce jour, 4 des 5 DOM disposent de CJC sur leur territoire.
2 ont bénéficié des journées d’échanges sur les CJC, animées par la Fédération Addiction : La Martinique, en septembre 2014 et La Réunion, en septembre 2015.

Ces rencontres ont notamment permis de noter qu’il est important de largement communiquer sur les CJC, aussi bien auprès des professionnels de l’addictologie qu’auprès de ceux qui travaillent avec des jeunes.
En effet, ces derniers ont besoin de savoir comment fonctionne ce dispositif et par quels acteurs il est porté sur les territoires, afin de mieux orienter les jeunes qui en auraient besoin.

Drogues Info Services présente sur son site les adresses et coordonnées des CJC des différents départements.
Ci-dessous, les données de ce site ont été parfois légèrement modifées pour tenir compte des informations récentes que nous ont remontées les acteurs de terrain.

Quelles CJC dans les DFA ?

Les 3 Départements Français d’Amérique disposent de CJC.

o En Martinique

Il y a 4 CJC en Martinique, dont 3 sont portés par des Centres Médico-Psychologiques et un par un Centre de Soins pour Adolescents.

  • A Fort-de-France : le Centre Médico-Psychologique Hibiscus propose des consultations le mercredi sur rendez-vous.
    Coordonnées : Lotissement la Carrière, Route de Balata - 97200 Fort-de-France - 05 96 38 29 15
  • Au Lamentin : le Centre de Soins pour Adolescents propose des consultations le mercredi.
    Coordonnées : 359 Chemin les Cerisiers Acajou - 97232 Le Lamentin - 05 96 39 85 95
  • A Saint Pierre : le Centre Médico-Psychologique de Saint-Pierre propose des consultations 2 lundis par mois.
    Coordonnées : 29 rue Saint-Jean de Dieu - 97250 Saint-Pierre - 05 96 78 30 02
  • Au Robert : le Centre Médico-Psychologique du Robert propose des consultations le vendredi, de 8h30 à 12h30 ainsi qu’une journée de consultation par semaine auprès des CMP (sur RDV)
    Ce CMP propose par ailleurs dix Points Ecoute, destinés aux 12 -20 ans en milieu scolaire avec des jeunes repérés par les infirmières scolaires
    Coordonnées : 8 route du Courbaril - 97231 Le Robert - 05 96 52 44 44

En savoir plus sur les CJC en Martinique
La revue Actal n°14, d’avril 2015 (Le défi de l’intervention précoce), de la Fédération Addiction, présente le fonctionnement d’une CJC en Martinique (pages 45 à 47).

o En Guadeloupe

Le site Drogues Info Services indique qu’il existe 5 structures qui proposent des consultations en Guadeloupe, dont 3 portées par le CSAPA COREDAF, 1 par le CSAPA MONTÉRAN et 1 par l’Unité de Soins et de Liaison en Addictologie.

  • A Pointe à Pitre :
    • le CSAPA COREDAF propose des consultations (les contacter pour les horaires)
      Coordonnées : 5 rue Youri Gagarine, Résidence Paul Moueza - 97110 Pointe à Pitre - 05 90 90 38 79
    • l’Unité de Soins et de Liaisons en Addictologie propose des consultations (les contacter pour les horaires)
      Coordonnées : Route de Chauvel Hôpital Ricou - 97139 Pointe à Pitre - 05 90 89 15 41
  • Au Moule : l’antenne du CSAPA COREDAF propose des consultations (les contacter pour les horaires)
    Coordonnées : Rue de la République Centre communal d’action sociale - 97160 Le Moule - 05 90 90 38 79
  • A Basse Terre  : le CSAPA MONTÉRAN propose des consultations le mercredi, de 8h30 à 12h30 et de 14h à 17h
    Coordonnées : 10 rue Baudot - 97100 Basse Terre - 05 90 80 93 80
  • A Grand Bourg : l’antenne de Marie Galante du CSAPA COREDAF propose des consultations (les contacter pour les horaires)
    Coordonnées : Ancien Hôpital Marie Galante - 97140 Grand Bourg - 05 90 90 38 79

o En Guyane

D’après les informations que nous avons reçues des acteurs de Guyane, il y a 2 CJC dans ce département :

  • A Cayenne : Le CSAPA de Cayenne (porté par le centre hospitalier Andrée Rosemon) propose des consultations pour les moins de 21 ans, à la Maison des Adolescents de Cayenne, les lundi et mercredi
    Coordonnées : 76, rue Justin Catayee - 97300 Cayenne - 05 94 35 13 80
  • A Kourou : le CSAPA de Kourou (porté par l’association Akatij) propose des consultations le lundi, mardi et mercredi matin (d’après les retours des acteurs)
    Coordonnées : Place Nobel, 97310 Kourou - 06 94 43 63 11

Par ailleurs, une unité mobile devrait voir le jour à Macouria en cette fin d’année

Quelles CJC dans l’Océan Indien ?

o A La Réunion

Il y a 6 CJC à La Réunion, portées par l’ANPAA 974 pour 4 d’entre elles et par le Réseau OTE pour les 2 autres.

  • A Sainte Clotilde :
    • Le CSAPA Nord (porté par l’ANPAA 974) propose des consultations du lundi au vendredi, de 9h à 16h
      Coordonnées : 45, avenue Leconte Delisle immeuble florentin - 97490 Sainte Clotilde 0262 30 11 31
    • La Kaz’OTE propose des consultations dans le cadre d’une antenne avancée, au CMPP Henri Wallon, les 1er et 3è jeudi du mois, de 10h à 13h, sur rendez-vous
      Coordonnées : CMPP Henri Wallon, 21 Ruelle Magnan - 97490 Sainte Clotilde - 0262 21 50 74 (ou prise de rendez-vous à la Kaz’OTE : 02 62 45 26 55)
  • Au Port : Le CSAPA Ouest (porté par l’ANPAA 974) propose des consultations du lundi au vendredi, de 9h à 16h
    Coordonnées : CSAPA du Port, 06 rue de Bruxelles - 97420 Le Port - 0262 45 99 60
  • A Saint Paul :
    • la Kaz’OTE propose des consultations tous les mercredis, de 8h30 à midi puis de 13h30 à 17h. La structure propose aussi des consultations sur rendez-vous en semaine (sauf le vendredi matin), entre 9h et 17h30
      Coordonnées : 7 chemin pavé, Grande Fontaine - 97460 Saint Paul - 02 62 45 26
    • Le CSAPA Ouest (porté par l’ANPAA 974) propose des consultations du lundi au vendredi, de 9h à 16h
      Coordonnées : CSAPA de Saint Paul, 31 chaussée Royale - 97460 Saint Paul - 0262 55 14 08
  • A Saint Pierre : le CSAPA Sud (porté par l’ANPAA 974) propose des consultations du lundi au vendredi, de 9h à 16h
    Coordonnées : CSAPA de Saint Pierre, 71 rue Luc Lorion - 97410 Saint Pierre - 0262 35 23 74
  • A Saint André : le CSAPA Est (porté par l’ANPAA 974) propose des consultations du lundi au vendredi, de 9h à 16h
    Coordonnées : CSAPA de Saint André, 404 Avenue Ile de France - 97440 Saint André - 0262 50 39 09

La journée régionale d’échanges sur les CJC, organisée par l’ARS Océan Indien et la Fédération Addiction, a donné l’opportunité aux professionnels présents d’actualiser leurs pratiques à travers des présentations, de confronter leur point de vue avec les intervenants et d’adapter au niveau local les modalités d’interventions.
Les échanges ont également contribué à valoriser la mission d’intervention précoce et à rendre visible les CJC sur le territoire auprès des professionnels spécialisés et non spécialisés travaillant avec des jeunes.
Voir l’article de l’ARS Océan Indien à ce sujet

Diaporamas présentés lors de cette journée :

Ce diaporama présente une situation des conduites addictives des jeunes à La Réunion et les conséquences sur leur santé, selon les études et indicateurs disponibles.

Ce diaporama présente la politique de santé en matière d’addictions à La Réunion (orientations générales et offre de santé), le dispositif des CJC avec le cadre d’intervention, l’activité des CJC à La Réunion et les perspectives.

Ce diaporama présente la nécessité d’aller à la rencontre des jeunes à travers ce dispositif CJC. Il présente les projets conduits depuis 4 ans par les différents acteurs associatifs et institutionnels dans ce sens. Il définit enfin l’intervention précoce et rappelle la nécessité de développer cette approche.

Ce diaporama présente la pratique du Réseau OTE depuis 2006 dans le dispositif CJC, quels jeunes l’association accueille, comment ils lui sont orientés, quelle est l’approche des professionnels.

o A Mayotte

Le dispositif CJC n’est pas encore implanté à Mayotte.
Le territoire ne dispose pas de CSAPA, la prise en charge des conduites addictives étant assurée par le service d’addictologie du Centre Hospitalier de Mayotte.
L’accueil, l’écoute et l’accompagnement des jeunes et de leur entourage est réalisé par des associations telles que la Maison Des Adolescents (association TAMA) et le Point d’Accueil et d’Ecoute Jeunes (association CEMEA) ainsi que par le Centre d’Addictologie du Centre Hospitalier de Mayotte.

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8/ Conclusion

Si la prise de risque est au coeur des conduites des jeunes, l’addiction, elle, n’est pas une fatalité et peut être prévenue et évitée.

Comme le conclut la Secrétaire générale de la Fédération Addiction dans le guide des CJC, « plus qu’aucune autre, les pratiques addictives des jeunes obligent au décloisonnement de toutes les lectures qui en sont faites, et donc des dispositifs qui les portent. »

C’est pourquoi les CJC qui ont une mission d’« aller vers » ont un rôle essentiel à jouer, et elles ont besoin à cet effet de l’entourage et de la communauté adulte, qui sont des acteurs incontournables pour repérer et faire le lien.

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9/ Liens internet / Outils

La plupart des publications relatives aux CJC qui ont été recensées (liste ci-dessous) sont sur le site de la Fédération Addiction, à la rubrique « Agir plus tôt, agir moins seul ».

La Fédération Addiction a réalisé un flyer de communication (format A5) sur les ressources disponibles pour les professionnels intéressés par l’intervention précoce et les CJC.
De la formalisation des pratiques à la mise en œuvre de stratégies d’intervention précoce, le document fait le point sur quatre ans de redynamisation des CJC, de 2012 à 2015.

Elaborés par la Fédération Addiction :

  • le Guide Pratiques professionnelles en CJC
  • la plaquette CJC à destination des partenaires
  • la base de partenariats réalisés par les CJC
  • le Manuel PAACT
  • la revue Actal n°14 sur le défi de l’intervention précoce
  • 22 formations régionales à l’intervention précoce en 2015
  • la collection de supports pratiques à paraître en 2015
  • 18 Journées Régionales en 2013

Elaborés par l’INPES :

  • trois spots vidéos sur le cannabis, les jeux vidéos et l’alcool
  • un dispositif de communication web
  • un kit de communication incluant une charte graphique, des affiches, une carte CJC mémo personnalisable et un dépliant CJC

Elaboré par l’OFDT : Tendances n°101 paru en mai 2015

Elaboré par Adalis :

  • un annuaire des CJC en ligne sur Drogues Info Service
  • un reportage qui explique le rôle et le fonctionnement des CJC

Elaboré par l’INSERM : une expertise collective sur les conduites addictives chez les adolescents parue en 2014

Autres documents de bibliographie

  • « Circulaire DGS/MC2 n° 2008-79 du 28 février 2008 relative à la mise en place des centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie et à la mise en place des schémas régionaux médico-sociaux d’addictologie », BO Santé, protection sociale, solidarité n° 3 du 15 avril 2008, NOR : SJSP0830130C, 2008.