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« Binge drinking », « biture express », A.P.I. : état des lieux (juillet 2015)

« Binge drinking », « biture express », A.P.I. :
état des lieux (juillet 2015)

Lorsque l’on parle de « binge drinking », nous vient souvent à l’esprit, l’image de fêtes d’étudiants ou de regroupements de jeunes avec beuveries sur la voie publique. En France, l’initiation est précoce du fait de l’ancrage culturel et de la disponibilité du produit et la fréquence des ivresses alcooliques augmente dans la tranche d’âge des 15-25 ans.

Ce mode de consommation, qui s’est banalisé chez cette population, inquiète les pouvoirs publics car il peut avoir des conséquences importantes, à la fois à court terme (coma éthylique, accidents de la circulation, accès de violence et d’agressivité, etc.) mais également à long terme (conséquences neurologiques sur le cerveau, risques potentiels de dépendance, etc.).

Plusieurs mesures permettraient de réduire la consommation d’alcool, qu’elle soit régulière ou épisodique.

Quoiqu’il en soit, il semble urgent de faire face au phénomène du « binge drinking ».


 
 

1/ Définition du « binge drinking »

Le « binge drinking » (terme anglo-saxon), est un mode de consommation de l’alcool préjudiciable à la santé, aussi appelé « biture express », « alcool défonce » ou « alcoolisation ponctuelle importante » (API), qui s’est particulièrement développé depuis une trentaine d’années et s’est imposé en France depuis 2005.

Il s’agit d’un concept assez flou, une manière de boire, beaucoup et en peu de temps, pour lequel les limites de niveau de consommation ne sont pas clairement établies et varient selon les sources.

Le niveau le plus souvent cité pour parler de « binge drinking » correspond à une consommation d’au moins 5 unités d’alcool en une seule occasion.
D’autres définitions parlent d’une consommation de 6 à 7 verres standards en un laps de temps d’environ 2 heures, survenue au cours des six derniers mois (SAMHSA, 2011).
Cependant, les jeunes déclarent souvent des consommations bien au-delà des seuils de ces définitions.
Pourtant, l’OMS recommande de ne jamais boire plus de 4 verres par occasion, seuil au-delà duquel la consommation a davantage de risques de devenir problématique.

Source : [Conduites addictives chez les adolescents – Usages, prévention et accompagnement. Chapitre 7 : Effets néfastes de l’alcool : impact
du binge drinking sur le cerveau. INSERM >http://www.ipubli.inserm.fr/bitstre...]

Certaines études sur ce mode de consommation, parlent d’Alcoolisation Ponctuelle Importante (A.P.I.) et distinguent :

  • A.P.I. dans le mois : au moins 1 fois au cours des 30 derniers jours précédant l’enquête ;
  • A.P.I. répétée : au moins 3 fois au cours des 30 derniers jours précédant l’enquête ;
  • A.P.I. régulière : au moins 10 fois au cours des 30 derniers jours précédant l’enquête.


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2/ Publics concernés par ce mode de consommation


Ce mode de consommation s’observe majoritairement chez les plus jeunes notamment les étudiants : 14 % des 15-24 ans, 10 % des 25-34 ans, et 6 % des 35-44 ans s’y sont adonnés au cours de l’année.

Les garçons sont plus concernés par ce phénomène, bien que les filles aient tendance à les rattraper.

Il s’agit souvent de polyconsommateurs, c’est-à-dire que l’alcool est l’un des produits consommés parmi d’autres (tabac, cannabis, médicaments…).

Facteurs de risque

Selon l’INSERM, il y aurait des facteurs qui augmenteraient le risque d’entrer dans ce type de pratique, tels que :

  • recherche de sensations et de nouveauté,
  • impulsivité et faible capacité d’auto-contrôle,
  • consommation pour gérer ses émotions et ses problèmes (principalement chez les adolescentes),
  • consommation excessive des pairs,
  • relation conflictuelle avec les parents (ou leur « laisser- faire »),
  • ...

Source : Conduites addictives chez les adolescents – Usages, prévention et accompagnement. Chapitre 7 : Effets néfastes de l’alcool : impact
du binge drinking sur le cerveau. INSERM



Selon l’Institut National de Veille Sanitaire, ce type de comportement, impliquant une hospitalisation pour alcoolisation aigüe n’est pas observé que chez les jeunes, il existe également chez les adultes plus âgés.

Source : InVS (Institut National de Veille Sanitaire) - Paille F, Reynaud M. L’alcool, une des toutes premières causes d’hospitalisation en France. Bull Epidémiol Hebd. 2015 ;(24-25):440-9.

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3/ Motivations à pratiquer ce mode de consommation


Les influences psychosociales semblent déterminantes dans les usages et les conduites à risques des jeunes (sociabilité et la volonté d’appartenance au groupe). Les jeunes consomment à l’excès pour tester leurs limites, les limites du corps social, mais aussi pour réguler les tensions sociales et les angoisses.
La pression sociale au sein du milieu étudiant prévaut sur l’influence parentale et maintient le « binge drinking » comme un rite d’appartenance et de reconnaissance  : les « binge drinkers » sont valorisés et reconnus.
Pour beaucoup, il s’agit d’atteindre l’ivresse voire dans certains cas extrêmes le coma éthylique le plus rapidement possible.

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4/ Conséquences de cette pratique


« De nombreuses études ont montré l’impact de la consommation excessive d’alcool ou de type « binge drinking » sur la morphologie et le fonctionnement du cerveau adolescent qui présente une vulnérabilité particulière aux effets toxiques de l’alcool. Les déficits observés à moyen terme sont proportionnels à la quantité d’alcool consommée et au mode de consommation. Le cerveau des « binge drinkers » est en souffrance neuronale, fonctionne moins efficacement et plus lentement et présente des déficits similaires à ceux des sujets alcoolodépendants. »

« (…) Les études soulignent une vulnérabilité particulière du cerveau adolescent des filles comparativement aux garçons et il est donc important de continuer à analyser cette vulnérabilité cérébrale liée au sexe. »

Source : Conduites addictives chez les adolescents – Usages, prévention et accompagnement. Chapitre 7 : Effets néfastes de l’alcool : impact
du binge drinking sur le cerveau. INSERM


Autres risques

Le « binge drinking » peut être associé à des comportements à risque comme par exemple des accidents de la route, des rapports sexuels non protégés et des comportements d’auto ou d’hétéro agressivité.

Source : Magazine « La santé en action ». Dossier Jeunes et addictions : évolution des comportements et des pratiques professionnelles. INPES. Septembre 2014

Des hospitalisations pour intoxication éthylique, décès, pathologies hépatiques sont rapportés à des consommations massives d’alcool depuis le début de l’adolescence voire de la pré-adolescence, chez des 20/25 ans.

Du « binge drinking » à l’addiction ?

« Plusieurs études épidémiologiques ont suggéré que le « binge drinking » chez les jeunes est associé à un risque accru de consommation problématique et d’addiction à l’alcool à l’âge adulte (Townshend et Duka, 2002 ; Deas, 2006 ; Archie et coll., 2012).
« La recherche sur l’impact de la consommation d’alcool chez les jeunes en est encore à ses prémices et de nombreuses questions demeurent sans réponse. »
« Un enjeu actuel est d’établir si les atteintes cérébrales sont entièrement dues à la consommation d’alcool ou si ces anomalies sont pré-existantes et pourraient alors correspondre à une certaine vulnérabilité chez des individus à risque vis-à-vis de la consommation d’alcool. »

Source : Conduites addictives chez les adolescents – Usages, prévention et accompagnement. Chapitre 7 : Effets néfastes de l’alcool : impact
du binge drinking sur le cerveau. INSERM


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5/ Etat des lieux (en juillet 2015)


Selon l’enquête ESCAPAD 2014 de l’O.F.D.T., les niveaux d’A.P.I.) « n’ont cessé de croître jusqu’en 2011, pour régresser sensiblement entre 2011 et 2014. Désormais, les A.P.I. au cours du mois sont partagées par moins de la moitié des adolescents à 17 ans : 48,8 % contre 53,2 % en 2011. Les A.P.I. répétées sont également en léger recul (…). En revanche, les A.P.I. régulières apparaissent en progression constante (3,0 % en 2014 vs 2,2 % en 2005). Les garçons continuent en 2014 à être plus nombreux que les filles à avoir bu au moins cinq verres en une même occasion »

Cependant, le baromètre Santé 2014 de l’INPES observe une autre tendance, avec une hausse des consommations excessives d’alcool chez les jeunes notamment à travers l’étude du phénomène de « binge drinking » : 38 % des 15-75 ans ont déclaré au moins une API dans l’année, soit significativement plus qu’en 2010 (36 %). Les ivresses répétées et régulières seraient en hausse, tout particulièrement parmi les femmes.

Des ivresses de plus en plus fréquentes chez les jeunes, constatées depuis 10 ans

Le communiqué de presse de l’INPES conclut sur les caractéristiques des modes de consommation d’alcool chez les jeunes :

  • Des consommations ponctuelles plutôt que régulières (moins de 2% des jeunes boivent quotidiennement),
  • Des ivresses qui s’intensifient,
  • Des différences entre jeunes hommes et jeunes femmes qui s’amenuisent.

Des données qui croisent les constats que formulent les professionnels intervenant au quotidien auprès des jeunes et de leurs familles et qui demandent une cohérence entre les actions de prévention, intervention précoce et soin. »

Hospitalisations pour alcoolisation aigüe

« La prise en charge de la dépendance à l’alcool elle-même, mais aussi des très nombreuses complications médicales et psychologiques de l’alcoolisation aiguë et chronique, entraîne chaque année en France de nombreuses hospitalisations. »

Les hospitalisations pour intoxication alcoolique aigüe sont en nette progression entre 2006 et 2012, et concerne essentiellement des hommes, d’une moyenne d’âge de 43 ans.

« Les intoxications aiguës concernent préférentiellement le nord et l’ouest de la France ainsi que la Picardie, la Champagne, la Bourgogne et l’Auvergne, avec un taux supérieur au double de la moyenne nationale dans le Nord, en Basse-Normandie et à La Réunion. »

« En M.C.O. (Médecine, chirurgie, obstétrique : séjours hospitaliers en soins de courte durée), les séjours sont très majoritairement dus à des intoxications aiguës ou à des complications de l’alcool (83,9%) (…) et ont augmenté de plus d’un tiers (entre 2006 et 2012), témoignant du développement en France du phénomène du « binge drinking ». »

Source : InVS (Institut National de Veille Sanitaire) - Paille F, Reynaud M. L’alcool, une des toutes premières causes d’hospitalisation en France. Bull Epidémiol Hebd. 2015 ;(24-25):440-9.


Données dans les DOM (enquête Escapad)

D’après l’enquête ESCAPAD DOM 2014 (menée auprès des jeunes de 17 ans), « En 2011, 40 % des jeunes Guadeloupéens, 36 % des Martiniquais et 37 % des Réunionnais disent avoir bu au moins cinq verres en une seule occasion au cours du mois écoulé, prévalences sensiblement inférieures à celle observée en métropole (53,2 %). Depuis 2005, ces prévalences d’alcoolisation ponctuelle importante sont en hausse dans ces trois DOM et en métropole. L’augmentation est plus forte dans les DOM, sans pour autant atteindre les niveaux observés en métropole.
Comme toutes les consommations les plus intensives, cette pratique est beaucoup plus fréquente chez les garçons que chez les filles, mais, entre 2005 et 2011, dans les DOM comme en métropole, l’écart entre eux s’est réduit. »

Cependant, selon l’InVS, La Réunion fait partie des 3 régions françaises les plus concernées par les intoxications aiguës (carte ci-dessus).

« En ce qui concerne les niveaux de consommation d’alcool, ils sont plus marqués en Guadeloupe. Cet usage se caractérise aussi par des comportements excessifs : l’alcoolisation ponctuelle importante (A.P.I.) au cours du mois est en hausse entre 2005 et 2011 en Guadeloupe, évolution observée aussi à La Réunion. »

Selon la Fiche Dom/Com ESCAPAD 2008, globalement les adolescents de la Guyane continuent de déclarer des usages de produits psychoactifs clairement inférieurs à ceux observés sur le territoire métropolitain : 14% des jeunes ont déclaré au moins 3 épisodes répétés d’usages d’alcool ponctuel sévère en 2005, contre 12% en 2008.
Il n’y a pas d’enquête plus récente sur ce mode de consommation en Guyane.
Les données DOM du Baromètre santé ne sont pas encore parues (à l’heure de la rédaction de ce dossier).
Le département de Mayotte étant récent, il n’a pas encore été intégré dans les précédentes études sur les conduites addictives (Baromètre santé, ESCAPAD…) sur ce territoire.
D’après les acteurs locaux interrogés, la population de Mayotte ne s’adonnerait pas à ce type de pratique.

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6/ Binge drinking et évolution de la loi Evin


De nombreux acteurs de santé s’inquiètent de l’évolution de la Loi Evin concernant la publicité sur l’alcool  : un amendement de quelques lignes dans la loi Macron viserait à « lever toute contrainte à la publicité sur les alcools ».
Cet amendement risquerait, par ses conséquences, d’exposer « les plus vulnérables, les plus jeunes, les plus précaires, les plus isolés, aux dégâts de l’alcool, des soirées cartables aux pratiques du binge-driking, des apéros géants aux abus d’alcool dans l’espace publique, aux accidents de la route… »

En savoir plus : Site de la Fédération Addiction

A La Réunion, la FRAR (Fédération Régionale d’Addictologie de La Réunion) a publié un « livre blanc dont l’objet est de proposer des solutions concrètes pour une problématique régionale importante et ancienne : l’abus d’alcool. »
Parmi les dix mesures les plus efficaces pour réduire le fardeau des maladies non transmissibles établies par l’Organisation Mondiale de la Santé, trois concernent l’alcool. C’est dire l’importance de cette problématique à l’échelle internationale. Il s’agit de :

  • 1. la restriction de l’accès à la vente au détail des boissons alcoolisées ;
  • 2. du renforcement des interdictions de publicité ;
  • 3. de l’augmentation des taxes sur l’alcool.

En savoir plus : Lutter plus efficacement contre l’abus d’alcool à La Réunion. Un ensemble de réflexions proposées par la Fédération Régionale d’Addictologie de la Réunion (FRAR)

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7/ Quelle prévention ?


Il existe diverses mesures qui peuvent permettre de réduire la consommation d’alcool, quel que soit le type d’usage.

Les gouvernements qui souhaitent lutter contre le « binge drinking », et autres types d’abus, peuvent s’appuyer sur des mesures de prévention structurelles et éducatives qui ont montré leur efficacité (conseils aux gros buveurs, régulation de l’accessibilité du produit, augmentation des taxes, relèvement des prix, durcissement de la réglementation sur la vente de boissons alcoolisées, renforcement des contrôles visant l’alcool au volant…).

Source : Site de l’OCDE

Concernant les jeunes, loin des discours moralisateurs et alarmistes qui ne portent pas à cet âge, il est important de développer une communication efficace auprès de ce public, bien moins réceptif aux risques santé qu’à l’attirance pour l’interdit et la fête dans tous ses excès.

Idéalement, conjointement à ces mesures structurelles et éducatives, il faudrait s’appuyer sur des interventions évaluées comme efficaces pour prévenir les consommations problématiques d’alcool.

« Plusieurs mesures éducatives d’information et de prévention ont été identifiées comme protectrices vis-à-vis de l’entrée dans une consommation à risque :

  • développement des compétences psychosociales des jeunes,
  • des compétences parentales,
  • repérage précoce et interventions brèves,
  • outils interactifs, etc. (…)

Il apparaît en effet essentiel de repérer au plus tôt les usages précoces et réguliers et de promouvoir une prise en charge adaptée, notamment par le biais des médecins généralistes et des consultations jeunes consommateurs, compte tenu du lien entre initiation précoce et consommations problématiques à l’âge adulte. »

Source : Evolutions n°32, Avril 2015. La consommation d’alcool en France en 2014. INPES

De l’avis de nombreux acteurs de santé publique, cette complémentarité entre mesures coercitives, dispositifs de prévention, intervention précoce et soins est la seule manière d’assurer une réponse globale cohérente et efficace.

Éléments de réflexion pour la conduite des politiques publiques et l’organisation des soins

« Si les complications de l’alcool sont très bien prises en charge, le comportement de consommation d’alcool lui-même est encore trop rarement abordé avec les nombreux patients hospitalisés pour ces complications, qu’elles soient somatiques ou psychiatriques. »

L’analyse des répartitions régionales des séjours pour alcoolisations aiguës et alcoolo-dépendance (séjours 4 fois plus fréquents dans les régions les plus exposées par rapport aux régions moins exposées) devrait amener les Agences régionales de santé à mener une politique volontariste dans ces régions (et plus particulièrement dans le Nord et à La Réunion, régions dans lesquelles, aussi bien pour les alcoolisations aiguës que pour la dépendance à l’alcool, les taux sont les plus élevés de France). »

Source : InVS (Institut National de Veille Sanitaire) - Paille F, Reynaud M. L’alcool, une des toutes premières causes d’hospitalisation en France.Bull Epidémiol Hebd. 2015 ;(24-25):440-9.

Exemples d’actions

Au niveau national

Parmi Les conclusions de la concertation visant à élaborer un plan national de vie étudiante (PNVE), le renforcement de la prévention des conduites addictives est prévu », notamment la prévention des alcoolisations ponctuelles importantes en milieu festif.
Deux projets financés par la MILDECA sont en cours de développement dont un sur le « binge drinking ». (…) La responsabilisation des organisateurs étudiants d’évènements festifs a été testée avec succès dans de nombreux endroits et doit être étendue. »

Source : Site du Ministère de l’Education Nationale, de l’enseignement Supérieur et de la Recherche

Le module multimédia (vidéo, son, théâtre optique) de l’ANPAA, le « Binge drinking », événement artistique itinérant et interactif, pour mieux mobiliser les acteurs locaux et interpeller l’opinion publique. Installation attirante, ludique et informative, son dispositif à trois facettes propose des images virtuelles se mêlant à des objets miniatures, dancefloor, boule à facettes, saynète de danse comico-tragique et personnages en dérive dans des remous d’un breuvage pétillant et coloré. Une vision imaginaire du rêve tournant au cauchemar.

En savoir plus : voir plus bas, rubrique outils

Dans les DOM

A La Réunion comme ailleurs, la consommation excessive ou trop régulière d’alcool peut avoir des conséquences dramatiques. Dans le département, elle est la cause de 250 décès par an, d’accidents de la route, de violences ou de situations d’exclusion.
Pour lutter contre ce phénomène, le préfet a engagé en 2013 une démarche, sans tabou, visant à construire une politique équilibrée, entre prévention, réglementation et contrôle, à travers le projet « L’alcool, parlons-en ! ».

Source : Site de la Préfecture

La FRAR (Fédération Régionale d’Addictologie de La Réunion) a publié un « livre blanc dont l’objet est de proposer des solutions concrètes pour une problématique régionale importante et ancienne : l’abus d’alcool. » (voir ci-dessus, chapitre 6 sur la loi Evin)

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8/ Quelle prise en charge ?


En matière d’accompagnement et de prise en charge des personnes qui consomment l’alcool de manière préjudiciable pour leur santé, il existe plusieurs dispositifs dans les DOM, tels que :

  • les CSAPA (Centre de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie)

Les Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie s’adressent aux personnes ayant une consommation à risque, un usage nocif ou présentant une dépendance aux substances psychoactives ainsi que pour leur entourage.

  • les CJC (Consultation Jeunes Consommateurs)

L’objectif des Consultations Jeunes Consommateurs est d’accueillir des jeunes consommateurs en questionnement sur leur consommation, ainsi que leur entourage. Le principe est de faire le point, éventuellement de proposer une aide, avant que la consommation ne devienne problématique.
Toutes les problématiques d’addiction peuvent être abordées dans ces lieux : l’usage d’alcool, de cannabis, la pratique de jeux vidéo ou de l’utilisation d’Internet.

  • les centres hospitaliers : services d’addictologie, Equipes de Liaison et de Soins en Addictologie (ELSA) qui proposent un prise en charge hospitalière et ambulatoire des addictions avec ou sans substance et une continuité des soins en addictologie

Besoin d’aide ?

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9/ Bibliographie & liens utiles


Bibliographie


Quleques sites internet


Quelques brochure / outils / guides

  • L’INPES a créé des outils et des campagnes spécifiques comme « Boire Trop. Des sensations Trop extrêmes », pour limiter les ivresses répétées et rendre les dangers immédiats d’une consommation d’alcool excessive plus tangibles, « Esquive la tise », une websérie humoristique pour dire non à l’alcool tout en restant « cool » ou encore la brochure « Alcool. Vous en savez quoi ? » en version DOM qui leur transmet des informations objectives sur l’alcool pour les aider à faire le meilleur choix pour eux-mêmes.

  • « Binge drinking », pour la jeunesse, contre l’ivresse. Une œuvre multimédia pour sensibiliser les jeunes aux dangers liés à l’alcool. Projet de l’ANPAA (national), réalisé grâce au soutien de la Fondation de France, de l’INPES, de la Cité internationale universitaire de Paris, d’artconnexion (Lille) et du Conseil régional Nord- Pas-de-Calais.
    En savoir plus : Présentation de l’outil par l’ANPAA

  • Guides pour l’organisation d’événements festifs - Les manifestations festives sont souvent l’occasion de prendre des risques notamment par la consommation excessive d’alcool et/ou de drogues, aux conséquences dramatiques.
    D’où la parution de guides ayant pour buts :
  • de responsabiliser les organisateurs de manifestations au niveau préventif et législatif
  • d’inciter à mettre en place des actions de prévention et de réduction des risques avant et pendant les soirées
  • de développer la prévention par les pairs (notamment chez les étudiants).
    En savoir plus : site de la PEIDD
Publié le 15 juillet 2015
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