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Addiction aux réseaux sociaux ?
Etat des lieux. Avril 2015 (Actualisation bibliographie août 2017)

Depuis les années 1990 la communication entre les personnes a vécu une véritable révolution liée au développement d’internet et plus particulièrement des réseaux sociaux.


Les réseaux sociaux peuvent être définis comme des communautés virtuelles où les individus peuvent créer leur propre profil public, interagir avec leurs connaissances et rencontrer de nouvelles personnes partageant certains centres d’intérêt  [1]


Le temps passé sur internet et sur les réseaux sociaux augmente, notamment pour les adolescents et jeunes adultes. Y voyant une marque de dépendance, d’addiction certains parents et professionnels de santé tirent la sonnette d’alarme alors que d’autres y voient de simples modifications culturelles : « Au 18ème siècle, la peur d’une dépendance des jeunes vis-à-vis de la lecture hantait les parents des classes moyennes. Aujourd’hui, c’est la peur d’une dépendance vis-à-vis de l’Internet qui prévaut. Le média a changé, mais la peur reste la même. Comme le livre jadis, Facebook est vécu comme une machine infernale qui court-circuite l’influence parentale. » [2]


Nous reviendrons dans ce dossier sur les concepts d’addiction, d’addiction à internet et plus précisément aux réseaux sociaux et essayerons de présenter un état des lieux des connaissances scientifiques à ce sujet.



1 - Généralités

Le premier réseau social a vu le jour en 1997 (« six degrees »). Au cours de la dernière décennie, leur nombre et leur usage ont augmenté de façon exponentielle avec comme chef de file, Facebook né en 2004 et qui compte en 2014 près de deux milliards d’utilisateurs à travers le monde, majoritairement des adolescents et adultes jeunes. Cette véritable explosion est à mettre en lien avec la révolution numérique qui voit la mise à disposition de plus en plus globale des outils permettant leur usage (internet, smartphones, tablettes) mais également avec des modifications sociologiques elles mêmes liées à la mondialisation, aux flux migratoires et au développement de l’individualisme. Ces changements ont entraîné une perte des repères communautaires que l’homme en tant qu’ « animal social » a de tout temps privilégié. Les réseaux sociaux peuvent être considérés comme un moyen moderne pour l’homme de recréer ces communautés.

Source graphique : Blog du modérateur

Chiffres clés de l’usage des réseaux sociaux
  • 28% de la population mondiale est active sur les réseaux sociaux avec un temps moyen d’usage de 2 heures par jour
  • 68 % de la population française utilise les réseaux sociaux pour un temps quotidien moyen de 1h30 – dont près de 40% sont usagers de Facebook

Sources : *Equipements en communications électroniques et audiovisuels des ménages et des individus, Etude réalisée par LH2 DOM, juillet 2013
Agence Créativ3 (Chiffres sur le Blog du modérateur)
Le trouble addictif a été défini par Goodman en 1990, comme un comportement qui entraine du plaisir et/ou le soulagement d’un mal être intérieur, dont le sujet perd le contrôle de façon récurrente et qu’il poursuit en dépit de conséquences négatives [3].
Les critères diagnostiques ont évolué au fil du temps. Dans la dernière version du manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux publié en 2013 par la société américaine de psychiatrie et faisant référence (DSM V), les troubles addictifs concernant l’usage de substances psychoactives sont dorénavant définis de façon dimensionnelle (de trouble léger à sévère) et non plus catégorielle (abus, dépendance) à partir de 11 critères  [4] . Les troubles addictifs liés à des comportements sont désormais reconnus comme appartenant à la même problématique.
Dans le DSM V, seul le jeu pathologique (« gambling ») est reconnu et défini comme un trouble addictif comportemental, l’usage des jeux sur internet (« gaming ») étant mentionné en annexe comme pouvant faire l’objet d’un trouble addictif mais cette reconnaissance officielle nécessite des investigations complémentaires.


Pour K.Young [5] , il y a 5 catégories de troubles addictifs liés à l’usage d’internet  : en lien avec les jeux en ligne, le sexe virtuel, la recherche d’informations diverses sur le web (« web surfing »),les paris et shopping en ligne et les réseaux sociaux.


2 - Trouble de l’usage des réseaux sociaux – Revue de la littérature scientifique

Il n’a pas été retrouvé de sources officielles françaises concernant les troubles addictifs liés à l’usage des réseaux sociaux (MILDECA, OFDT).

La recherche bibliographique a été effectuée via les bases de données anglophones « Web of Sciences » et « Pubmed » en utilisant les mots clés suivants : « Social Networks, Facebook, Addiction ». Ont été exclus de cette revue les « mésusages » de type de harcèlement, de vols d’informations privées… qui ne relèvent pas du champ des troubles addictifs. Le nombre de publications scientifiques concernant cette thématique de l’addiction aux réseaux sociaux a augmenté très fortement ces dernières années ce qui démontre l’intérêt qui y est porté par les divers professionnels éducatifs, sociaux et sanitaires ainsi que par le public.


L’existence d’une problématique addictive liée à l’utilisation des réseaux sociaux reste un sujet de controverses même si la pratique clinique des professionnels de terrain et la publication de cas clinique « caricaturaux » [6], laissent penser que certains usagers des réseaux sociaux peuvent développer des troubles communs avec les patients souffrant d’autres addictions comportementales comme le jeu pathologique. Dans le champ de la psychologie cognitive, il a été montré l’existence pour les patients suspects d’addiction aux réseaux sociaux, de biais d’attention [7] à l’image de ce qui est décrit pour d’autres troubles addictifs. En utilisant des techniques d’IRM cérébrale fonctionnelle, il a été démontré une activation similaire du circuit de la récompense chez des personnes ayant une addiction diagnostiquée (substances, jeux pathologique) et des usagers supposés pathologiques de réseaux sociaux [8], [9], [10].


Critères diagnostiques

A l’instar des troubles liés à l’usage d’internet, il n’existe pas à ce jour de critères diagnostiques spécifiques des troubles de l’usage des réseaux sociaux qui soient standardisés.


Pour Griffiths [11], l’addiction aux réseaux sociaux fait partie du champ des addictions comportementales et partage avec ces problématiques les caractéristiques suivantes :

1/ Envahissement de la pensée (préoccupation principale), des émotions (envies irrépressibles) et des comportements (perte de contrôle)
2/ Modifications positives de l’humeur à l’usage
3/ Tolérance (nécessité d’augmenter l’usage pour obtenir les mêmes satisfactions, modifications de l ‘humeur)
4/ Symptômes de sevrage en cas de non usage
5/ Conséquences négatives de l’usage
6/ Rechute


Il est important de noter que le temps d’utilisation n’est pas un critère diagnostique de trouble addictif bien que la grande majorité des personnes ayant un usage pathologique passent énormément de temps sur les réseaux sociaux.Ce critère n’est toutefois pas discriminant dans le sens où des sujets peuvent passer beaucoup de temps sur les réseaux sociaux sans présenter de trouble addictif.


Xu et Al en 2012 [12] synthétisent les modèles psychopathologiques des incompétences sociales, cognitivo comportementalistes et cognitivo sociales et proposent de caractériser comme pathologique, un usage des réseaux sociaux qui deviendrait le principal moyen de soulager des symptômes d’anxiété, de dépression et/ou un sentiment de solitude. Ces symptômes se retrouvent aggravés pas l’usage pathologique (majoration de l’isolement) et entrainent l’usager vers une nouvelle majoration de son utilisation des réseaux sociaux (boucle).


A défaut d’outils diagnostiques standardisés, différentes et nombreuses échelles diagnostiques sont utilisées dans les études. Certains auteurs utilisent les critères du DSM IV ou V concernant le jeu pathologique, d’autres ont adapté des échelles élaborées spécifiquement pour les troubles de l’usage d’internet (Internet Addiction Test [13] existant en version française [14], Chen Internet Addiction Scale [15],etc…). D’autres outils diagnostiques plus spécifiques ont été proposés par différents auteurs comme le Facebook Addiction Scale [16], le Facebook Addiction Symptom Scale [17], le Bergen Facebook Addiction Scale [18]


Epidémiologie

Les données de prévalence sont très variables entre les différentes études, ce qui semble lié au défaut de standardisation des tests diagnostiques mais également aux différentes caractéristiques des populations étudiées. Les chiffres vont de 1,6% de sujets atteints d’un trouble addictif de l’usage des réseaux sociaux (sur 1000 étudiants universitaires nigérians [19] à 34% (sur 335 étudiants universitaires chinois [20] en passant par des résultats intermédiaires (8,6% de 418 étudiants péruviens [21].


Facteurs de risque

► Liés aux motivations : recherche d’évasion, de popularité (« course au nombre d’amis »), d’un moyen de lutter contre l’ennui (« pour passer le temps ») ou la solitude ;
► Usage à un âge précoce ;
► Certains traits de personnalité (extraversion, impulsivité), des difficultés dans les relations sociales réelles ;
► Personne présentant des troubles de l’humeur [22] ou anxieux [23] ;
► Liés à des caractéristiques sociodémographiques : Homme, isolement [24], haut niveau universitaire [25].


Chez les personnes présentant certaines de ces caractéristiques, l’utilisation des réseaux sociaux serait un puissant « levier » positif sur l’humeur qui peut entraîner alors une perte de contrôle par un mécanisme de renforcement négatif.


Addiction à Facebook : particularités

Facebook est le réseau social le plus utilisé au monde mais il propose des services plus larges comme des jeux en ligne (« farmville »). Pour de nombreux auteurs, il existe un trouble addictif spécifique lié à l’usage de Facebook qu’il ne faut pas confondre ou réduire à une addiction aux réseaux sociaux. Ces auteurs proposent des outils spécifiques (Facebook Addiction Scale, Facebook Addiction Symptom Scale, Bergen Facebook Addiction Scale…).


Prévention et traitement

Aucune étude à ce jour n’évalue et ne propose de thérapeutiques spécifiques à un trouble addictif lié à l’usage des réseaux sociaux. Par défaut Echeburua et de Corral [26] et Gupta et Al [27] proposent d’adapter les thérapeutiques pour les usagers pathologiques d’internet :
  • La prévention doit être ciblée en se fondant sur les facteurs de risques et les données démographiques.
  • Le traitement repose sur un objectif de contrôle de l’usage plutôt que d’abstinence au vu de l’importance des outils connectés dans la vie sociale et professionnelle actuelle. Les approches thérapeutiques utilisent les Thérapies Cognitivo Comportementales (contrôle du stimulus, prévention de la rechute) mais aussi des outils tels que des logiciels de contrôle.

La prise en charge thérapeutique ne saurait se passer de la recherche de comorbidités psychiatriques (dépression, anxiété) et/ou addictives (substances, internet…) [28]



3- Autres dangers liés à l’usage des réseaux sociaux

En dehors de la problématique addictive, et à l’image des risques encourus par les usagers non addicts de substances psychoactives, l’usage des réseaux sociaux peut se révéler dangereux en cas de :
  • Harcèlement,
  • Vol de données, cybercriminalité,
  • Exposition croissante aux publicités (plus ou moins masquées) et notamment celles pour la tabac et l’alcool, les industriels ayant investi les réseaux sociaux de façon massive avec comme conséquences une augmentation des abus de ces substances chez les mineurs [29], [30]. Il a été en effet montré que des jeunes visitant des pages Facebook incitant à la consommation d’alcool font part d’une volonté plus grande d’en consommer et ont une plus faible capacité à percevoir le danger lié à sa consommation abusive [31].
  • Conduites à risques (pour soi et/ou pour autrui) utilisant les réseaux sociaux comme outils de diffusion : neknomination [32], happy slapping [33], KO Game [34].


4- Etat des lieux dans les DOM

Nous n’avons pas à notre connaissance de données de prévalence (en considérant les limites qu’ont de telles études en l’absence de test diagnostique standardisé) dans les DOM.
Seules des données de temps d’usage sont disponibles (sans préjuger du caractère pathologique de l’usage) et montrent un accès aux réseaux sociaux inférieur globalement dans les DOM en comparaison avec la métropole (cf tableau Chiffres Clés des Réseaux Sociaux). Mayotte se distinguant par un plus faible taux d’usage des réseaux sociaux par rapport aux autres DOM (probablement lié au fait que l’accès à Internet, notamment via le haut débit, n’est possible que depuis mai 2012 à Mayotte. L’utilisation d’Internet est donc encore récente, et un grand nombre de foyer ne sont pas encore équipé).


Selon le Docteur DAFREVILLE, addictologue spécialiste des addictions comportementales à La Réunion [35], les patients qui consultent au sujet de cette problématique sont souvent des adolescents emmenés par leurs parents. Il est important dans un premier temps de dépister la présence (rare) d’un vrai trouble addictif en l’absence duquel il conviendra de rediriger ces mêmes familles inquiètes vers des accompagnements psychologiques adaptés, la problématique étant plus souvent liée à l’adolescence ou à une dysfonction familiale (CMPEA, Thérapies familiales). En cas d’addiction avérée, la recherche d’une véritable alliance thérapeutique avec le patient doit être la priorité du soignant. Celui ci doit interroger la fonction du trouble addictif comme pour toute addiction (avec et sans substance) : « Que recherche le patient en consommant ? Quelle place prend cette addiction dans sa vie ? ». Les techniques d’entretien motivationnel et les TCC seront utiles pour atteindre l’objectif qui ne peut être l’abstinence mais le contrôle de l’usage (cf partie prévention et traitement).


A La Réunion, le Réseau OTE propose des actions de prévention dans le champ des « cyber-addictions » visant les jeunes mais également les parents ainsi que des accompagnements thérapeutiques dans le cadre des CJC [36], [37].
En savoir plus : Prévention de la cyberaddiction - actions menées par le Réseau OTE

L’ANPAA 974 inclue la question de l’addiction aux réseaux sociaux :
  • lors de ses intervention en prévention/ formation
  • dans le cadre d’accompagnement/soins dans leurs antennes du CSAPA. L’accompagnement est individuel et individualisé ciblant la ou les problématiques en question.

Depuis 2013, la BPDJ (Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile) intervient régulièrement auprès des élèves dans les collèges, parfois auprès parents d’élèves, à la demande des chefs d’établissements, sur les dangers des nouvelles technologies (réseaux sociaux, jeux vidéo, téléphones portables, etc....). Pour ce faire, la BPDJ dispose d’un support conçu par la police nationale et un autre de la gendarmerie. La BPDJ de La Réunion envisage de créer un support au niveau local, qui serait plus adapté aux jeunes réunionnais.

A Mayotte, les CEMEA utilisent un outil, conçu par les CEMEA (association nationale), concernant la prévention des risques liés à l’usage des réseaux sociaux, au niveau du Point Accueil Ecoute Jeunes et dans le cadre de la formation professionnelle.



5 -Conclusions

Le développement exponentiel et ubiquitaire depuis 10 à 20 ans d’internet et des réseaux sociaux en particulier ainsi que des outils en permettant leur usage « partout et tout le temps » (ordinateurs portables, tablettes, smartphone, 3G…) montre un changement profond dans la manière de communiquer entre les personnes et modifie le concept même de communauté. Ce développement concerne en particulier les adolescents et jeunes adultes.
Comme tout phénomène nouveau, les réseaux sociaux cristallisent les fantasmes et les peurs notamment des générations qui n’ont pas grandi avec. Il reste néanmoins indéniable que leur usage expose à des évènements indésirables. La question de l’existence d’une problématique addictive, bien que restant débattue, est de plus en plus acceptée. Ceci repose sur des arguments cliniques, psychologiques et neurobiologiques montrant de grandes similarités avec d’autres addictions (substances, jeu pathologique). Une meilleure caractérisation notamment épidémiologique de ce trouble de l’usage des réseaux sociaux nécessite une standardisation des critères diagnostiques.
Sur le plan thérapeutique et à l’instar des autres addictions toute approche qui fait d’une pratique particulière (ou d’un produit) l’unique responsable d’un comportement problématique doit être questionnée. Ainsi un investissement important dans l’usage des réseaux sociaux (que ce soit dans le cadre d’une addiction ou pas) doit faire interroger la fonction de ce comportement (problématique liée à l’adolescence, familiale, comorbidités psychiatriques….).
Devant un trouble addictif caractérisé, des consultations psychothérapeutiques classiques en addictologie (TCC) pourront être utilisées dans le but de contrôler l’usage des réseaux sociaux, l’éviction totale ne pouvant être un objectif raisonnable dans le monde d’aujourd’hui.


Sami SCERRA, coordinateur médical du Réseau Régional d’Addictologie, Association SAOME



6-Références bibliographiques & outils

* Griffiths, Kuss & Demetrovics - Behavioral Addictions : Criteria, Evidence and Treatment, Chapter : 6, Publisher : Elsevier, Editors : K. Rosenberg & L. Feder, pp.119-141.

* Bach, Houdé, Léna, Tisseron - L’enfant et les écrans (Utilisation des réseaux sociaux par les ado : les avantages et les dangers- p. 9 et 10)

* Dossier du GREA (Groupement Romand d’Etudes des Addictions) sur l’Hyperconnectivité

* Usages d’Internet à la fin de l’adolescence en 2011, note de synthèse de l’OFDT (Avril 2014)

* Guide pour les parents : « Internet, ça s’apprend » - Site « Internet sans crainte »

* Surfer, jouer, chatter...en parler avec les enfants et les adolecent-e-s - Site « Addiction Suisse »

* Affiche 3-6-9-12 Apprivoiser les écrans et grandir - EDITIONS ERES

* Outil « @h…Social ! 2.0 – Prévention et usages des réseaux sociaux »

Jeu de plateau pour aborder les réseaux sociaux avec pour objectifs de :
  • Prendre conscience des enjeux de l’usage des réseaux sociaux, pour soi et pour les autres
  • Repérer ce qui permet un usage responsable de ces réseaux
  • Apprendre à utiliser les réseaux sociaux de manière responsable

Dernières publications sur la thématique (actualisation Août 2017)

Focus 2017 - Internet. Un monde de plus en plus connecté. Publication d’Addiction Suisse

« Si la plupart des utilisatrices et utilisateurs d’Internet profitent des avantages offerts par cet outil, certaines formes d’usage peuvent générer des problèmes et de la souffrance.
Quelle est l’ampleur de l’utilisation d’Internet en Suisse ? À partir de quand considère-t-on qu’une utilisation d’Internet est problématique ? Peut-on parler de cyberaddiction ? Quels sont les facteurs qui influencent les comportements problématiques ? Quels risques y a-t-il et que peut-on faire en matière de prévention, de conseil et de traitement ?

C’est à ces questions que s’intéresse cette édition de la série Focus. »

Publié le 15 avril 2015
Mis à jour le 3 août 2017

Notes

[1Addiction to social networks on the Internet : A literature review of empirical research. Kuss, D. J., & Griffiths, M. D. International Journal of Environment and Public Health, (2011) 8,3528–3552

[2L’enfant et les écrans - Avis de l’Académie des sciences, 2013

[3Addiction : definition and implications. Goodman A. Br J Addict 1990 Nov ;85(11) :1403-8

[4Diagnostic and statistical manual of mental disorders – Fifth Edition – DSM-5

[5Internet addiction : Evaluation and treatment.Young, K. S. (1999) Student British Medical Journal, 7, 351–352.

[6Social network addiction : A new clinical disorder ? Karaiskos, D., Tzavellas, E., Balta, G., & Paparrigopoulos, T. (2010). European Psychiatry, 25, 855.

[7Attention bias in SNS-addicted individuals. Y. Kaise , A. Masuyama , M. Naruse , Y. Sakano Alcohol and Alcoholism Volume : 49

[8Examination of neural systems sub-serving facebook « addiction ». Turel O, He Q, Xue G, Xiao L, Bechara A. Psychol Rep. 2014 Dec ;115(3):675-95

[9Facebook change t’il notre cerveau ? S Boehler Cerveau&psycho n°62 Mars-Avril 2014

[10L’enfant et les écrans - Avis de l’Académie des sciences, 2013, p.45

[11A « components « model of addiction within a biopsychosocial framework - Griffiths M - journal of substance abuse , 2005, Vol. 10, No 4, P 191-197

[12Why do i keep checking Facebook : Effects of message characteristics on the formation of social network services addiction. Xu et Al – Thirty Third International Conference On Information Systems Orlando 2012

[13Young

[14French validation of the internet addiction test. Khazaal Y, Billieux J, Thorens G, Khan R, Louati Y, Scarlatti E, Theintz F, Lederrey J, Van Der Linden M, Zullino D. Cyberpsychol Behav. 2008 Dec ;11(6):703-6.

[15Screening for Internet addiction : an empirical study on cut-off points for the Chen Internet Addiction Scale. Ko CH, Yen JY, Yen CF, Chen CC, Yen CN, Chen SH. Kaohsiung J Med Sci. 2005 Dec ;21(12):545-51.

[16A new addiction for teacher candidates : Social Networks. Cam E & Isbulan O - Turkish Online Journal of Educational Technology 2012

[17A survey of Fcaebook addiction level among selecetd Nigerian university undergraduates. Alabi, O.F - New Media and Mass Communication 2012, 10, 70-80

[18Development of a Facebook Addiction Scale. Andreassen CS, Torsheim T, Brunborg GS, Pallesen S. Psychol Rep. 2012 Apr ;110(2):501-17

[19A survey of Fcaebook addiction level among selecetd Nigerian university undergraduates. Alabi, O.F - New Media and Mass Communication 2012, 10, 70-80

[20Gratification & loneliness as predictors of campus-SNS websites addiction &usage pattern among Chinese college students. Wan 2009 Hong Kong : Chinese University of Hong Kong

[21Association between Facebook dependence and poor sleep quality : a study in a sample of undergraduate students in Peru. Wolniczak I1, Cáceres-DelAguila JA, Palma-Ardiles G, Arroyo KJ, Solís-Visscher R, Paredes-Yauri S, Mego-Aquije K, Bernabe-Ortiz A- PLoS One. 2013 ;8(3)

[22On line social networking addiction : Exploring its relationship with social networking dependency and mood modification among undergraduates in Malaysia. Cheak A.P.C, Goh G.G.G & Chin T.S - Proceedings of the International Conference on Management, Economics and Finance 2012, 247-262. Sarawak, Malaysia : Global research

[23Ryan T, Chester A, Reece J, Xenos S – The use and abuses of Facebook : A review of Facebook addiction - Journal of behavioral addiction 3(3), pp 133-145 (2014)

[24(Zhou 2012 Hong Kong : Chinese University of Hong Kong)

[25Ryan T, Chester A, Reece J, Xenos S – The use and abuses of Facebook : A review of Facebook addiction - Journal of behavioral addiction 3(3), pp 133-145 (2014)

[26Addiction to new technologies and to online social networking in young people : A new challenge. Echeburúa E, de Corral P. Adicciones. 2010 ;22(2):91-5.

[27Computer-related illness and Facebook syndrome : What are they and how do we tackle them ? Gupta V.K, Arora S. & Gupta M. Medicine Update 2013, 23, 676-679

[28Internet addiction is associated with social anxiety in young adults. Weinstein A, Dorani D, Elhadif R, Bukovza Y, Yarmulnik A, Dannon P. Ann Clin Psychiatry. 2015 Feb ;27(1):4-9

[30British American Tobacco on Facebook : undermining Article 13 of the global World Health Organization Framework Convention on Tobacco Control. Freeman B, Chapman S.
Tob Control. 2010 Jun ;19(3):e1-9

[31Adolescent alcohol-related risk cognitions : the roles of social norms and social networking sites. Litt DM, Stock ML. Psychol Addict Behav. 2011 Dec ;25(4):708-13. doi : 10.1037/a0024226. Epub 2011 Jun 6.

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