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Semaines d’Information sur la Santé Mentale (Actualisation février 2017)

lundi 15 février 2016


 
 
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1/ Les SISM qu’est-ce que c’est ?


Les SISM, Semaines d’Information sur la Santé Mentale, sont un moment privilégié pour réaliser des actions de promotion de la santé mentale. Ces semaines sont l’occasion de construire des projets en partenariat et de parler de ce thème avec l’ensemble de la population.

Elles s’adressent au grand public. Chaque année, citoyens, associations, professionnels organisent des actions d’information et de réflexion dans toute la France, DOM compris.

Les SISM auront lieu du 14 au 27 mars 2016.

 
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2/ Les objectifs des SISM

  • "CONVIER aux événements des SISM un public qui n’est pas habituellement sensibilisé aux questions de santé mentale, dans un double but de pédagogie et de déstigmatisation.
  • INFORMER à partir du thème annuel, sur les différentes approches de la santé mentale.
  • RASSEMBLER par cet effort de communication, acteurs et spectateurs des manifestations, professionnels et usagers de la santé mentale.
  • AIDER au développement des réseaux de solidarité, de prévention et de soins en santé mentale.
  • FAIRE connaître les lieux, les moyens et les personnes pouvant apporter un soutien ou une information de proximité."

Plus d’informations sur le site dédié

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3/ Thème des SISM 2016

« Santé mentale et santé physique : un lien vital »



Santé physique et mentale sont étroitement liées : « Il n’y a pas de santé sans santé mentale ». De nombreux troubles psychiques sont associés à des troubles somatiques : perte ou prise de poids, maladies cardiovasculaires, diabète, maladies chroniques… et de nombreuses maladies somatiques peuvent s’accompagner de troubles psychiques : angoisses, dépression, addictions.

Les maladies cardiovasculaires et celles liées au tabac sont les principales causes de décès des personnes atteintes de troubles psychiatriques.

En savoir plus sur les SISM 2016 : site des SISM

Informations pratiques :

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4/ Qu’est-ce que la santé mentale ?

Le bien-être mental est une composante essentielle de la définition de la santé que donne l’OMS. « Une bonne santé mentale permet aux individus de se réaliser, de surmonter les tensions normales de la vie, d’accomplir un travail productif et de contribuer à la vie de leur communauté. »

Source : Plan d’action Santé mentale OMS 2013-2020

« La notion de santé mentale englobe la promotion du bien-être, la prévention des troubles psychiques, ainsi que le traitement et la réadaptation des personnes atteintes de troubles. » (OMS)

 
«  La santé mentale comporte trois dimensions  :
  1. la santé mentale positive, discipline qui s’intéresse à l’ensemble des déterminants de santé mentale conduisant à améliorer l’épanouissement personnel : toute la population est concernée,
  2. la détresse psychologique réactionnelle qui correspond aux situations éprouvantes et aux difficultés existentielles : 27 % de la population sont touchés,
  3. les troubles psychiques qui se réfèrent à des classifications diagnostiques renvoyant à des critères, à des actions thérapeutiques ciblées et qui correspondent à des troubles de durée variable plus ou moins sévères et handicapants : 6% de la population sont touchés. »
"Au niveau mondial, l’OMS considère que cinq des dix pathologies les plus préoccupantes au vingt et unième siècle concernent la psychiatrie : schizophrénie, troubles bipolaires, addictions, dépression et troubles obsessionnels compulsifs.

De plus, les troubles psychiatriques sont généralement associés à une forte mortalité. Ils sont responsables de la majeure partie de la mortalité par suicide, de handicaps et d’incapacités lourds ainsi que d’une qualité de vie détériorée pour les personnes atteintes et leurs proches.

Les troubles mentaux génèrent de l’exclusion ainsi que des coûts économiques importants. Ces pathologies sont l’une des premières causes d’invalidité et d’arrêts maladie de longue durée.

Source : Plan Psychiatrie et santé mentale 2011-2015


 
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5/ La santé mentale en France

En France, une personne sur cinq risque de connaître un trouble psychique au cours de sa vie (dépression, anxiété, addiction, trouble alimentaire, trouble schizophrénique, trouble bipolaire ...

Source : L’organisation des soins psychiatriques : les effets du plan « psychiatrie et santé mentale (2005-2010) » – Rapport public thématique. Cour des comptes. Décembre 2011

« Les pathologies psychiatriques se situent au 3e rang des maladies les plus fréquentes après le cancer et les maladies cardio-vasculaires ». (OMS Europe, 2006)

Par ailleurs, 14% des personnes interrogées dans le cadre de l’enquête Santé protection sociale de l’IRDES (2008) déclarent souffrir d’une maladie psychique.

 
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6/ La santé mentale dans les DOM

Selon le Baromètre santé DOM 2014 de l’INPES, les indicateurs concernant la santé mentale sont globalement meilleurs dans les DOM qu’en France métropolitaine.

« La consommation des psychotropes est moins fréquente que sur le territoire métropolitain : 22 % des Martiniquais déclarent en avoir pris au cours de leur vie, 25 % des Réunionnais, 18 % des Guyanais, 21 % des Guadeloupéens contre 35 % en métropole.
En dehors de La Réunion, les taux de tentatives de suicides sont inférieurs à ceux de l’Hexagone. Ainsi, les tentatives de suicide (au cours de la vie) concernent 7 % des Réunionnais et 5 % des habitants des autres DOM (7% en métropole). De même la survenue d’un épisode dépressif dans l’année a concerné : 8 % des Réunionnais, 6 % des habitants des autres DOM contre 8 % en métropole. »

Mayotte n’a pas bénéficié du Baromètre santé de l’INPES.
Y œuvre cependant une association, « Fikira, de Mayotte et d’ailleurs », qui vise à échanger, partager des réflexions autour de la santé mentale.
L’extrait ci-dessous, concernant la représentation de la maladie mentale à Mayotte, est tiré de leur site.
« (…) le territoire reste marqué par des spécificités culturelles que les acteurs de santé et en particulier ceux de la psychiatrie ne peuvent ignorer.
La représentation de la maladie va conditionner l’offre de soin qu’elle soit traditionnelle ou occidentale. »
« Si certaines maladies sont considérées à Mayotte comme « naturelles », c’est-à-dire existant par elles-mêmes, la plupart d’entre elles sont le résultat d’une rupture d’équilibre entre l’homme et lui-même ou l’homme et son univers visible et invisible.
A Mayotte, il est communément admis que le déséquilibre d’un sujet avec son environnement le fragilise et favorise ainsi l’intervention d’un djinn (...) esprit qui peut prendre toutes les formes (...), ou qui peut s’installer dans le corps d’un être humain dans certaines circonstances particulières. »

Source : Site de « Fikira, de Mayotte et d’ailleurs » – données tirées de l’article de B. BECHETOILLE « Une consultation psychiatrique à Mayotte, entre trouble bipolaire et possession. »

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7/ Liens entre santé mentale et addictions

L’EPSMR (Etablissement Public de Santé Mentale de La Réunion) a remis à la PEIDD un document présentant des liens entre les addictions et la psychiatrie.

En voici un extrait :

« Les conduites addictives sont fréquemment associées à un trouble psychique.
Les maladies psychiatriques se caractérisent par les symptomatologies suivantes : altération de la pensée, des sentiments et de la relation au monde extérieur. Les personnes qui en sont atteintes présentent donc une grande fragilité qui accroît leur vulnérabilité aux conduites addictives.

La coexistence d’un trouble psychiatrique avec un trouble addictif n’est donc pas rare : on estime que près de la moitié des patients admis en service de psychiatrie présente un trouble mental associé à un abus de substance (principalement l’alcool, le cannabis et les sédatifs, tabac exclu).
Et lorsqu’on se place du point de vue addictologique, on sait qu’environ 50% des consommateurs de substances psychoactives souffrent d’au moins un trouble de la personnalité.

Cause ou incidence des troubles, l’addiction crée de nombreuses difficultés qui viennent se conjuguer aux conséquences de la maladie psychique : on parle alors de comorbidité (plusieurs troubles graves). »

En savoir plus : article « Conduites addictives et psychiatrie » (PDF - 112.8 ko)

Ainsi, cette « cooccurrence a des conséquences importantes au niveau pronostique. En particulier, les rechutes et les ré-hospitalisations sont plus fréquentes, les épisodes dépressifs et la suicidalité plus importants, et l’adhésion aux traitements moindre.
Les politiques de lutte contre les addictions doivent renforcer les collaborations entre les services de psychiatrie et les services d’addictologie pour une meilleure prise en charge des patients. »

Source : Plan Psychiatrie et Santé mentale 2011-2015 - Ministère chargé de la Santé / Ministère chargé des Solidarités (page 21)

En savoir plus : bibliographie des SISM 2016 sur le lien entre santé mentale et addictions

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8/ Actions menées dans le cadre des SISM 2016 dans les DOM

Au moment de la rédaction de ce dossier, seules les informations concernant les évènements prévus en Guadeloupe et à La Réunion ont été recueillies par la PEIDD (liste non exhaustive).

Actions prévues en Guadeloupe : voir l’article

Actions prévues à La Réunion : voir l’article