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Réunion

Groupes de parole pour les personnes victimes de violences sexuelles dans l’enfance et l’adolescence. Unité de Psychotrauma NOE. Places disponibles dans le Nord et l’Est

Depuis 2018, l’équipe de l’Unité de Psychotrauma NOE propose des groupes de parole pour les personnes victimes de violences sexuelles dans l’enfance et l’adolescence.

Chaque semaine, à travers l’écoute et le regard bienveillants du groupe, les participants s’ouvrent progressivement à un espace sécurisé où l’indicible peut se partager. L’isolement et la loi du silence peuvent être rompus. Le poids de la culpabilité, de la honte, de la détresse peut être accueilli, entendu, sans jugement. Le regard porté sur soi-même, sur son histoire et sur les autres évolue.

Des places sont encore disponibles dans les groupes du nord et de l’est, aussi l’Unité de Psychotrauma vous invite à relayer cette information autour de vous et à lui adresser les personnes qui seraient susceptibles d’être intéressées.

Pour rappel, ces groupes s’adressent à toute personne de plus de 15 ans, adolescent ou adulte, homme ou femme, ayant vécu des violences sexuelles dans l’enfance et/ou l’adolescence.
Chaque groupe est animé par deux professionnels de l’Unité de Psychotrauma, tous formés à l’accompagnement des victimes. Divers outils de médiation peuvent être utilisés pour faciliter la parole et les échanges (Photolangage©, psychomotricité, etc.).
Trois groupes sont ouverts :

  • A Saint-André tous les mardis, 9h30-11h30,
  • A Saint-Denis tous les mercredis, 15h-17h,
  • A Saint-Paul tous les jeudis, 17h30-19h30.

L’Unité de Psychotrauma appartenant à l’EPSMR, l’accès au groupe est libre et gratuit.

Les personnes qui souhaitent s’inscrire ou simplement se renseigner sont invitées à contacter l’unité au 02 62 21 37 71 ou par mail :

  • au Dr Christine VISNELDA-DOUZAIN, Responsable de l’Unité de Psychotrauma et Centre de Ressources NOE : c.douzain@epsmr.org
  • ou à Sophie Issalys, Psychologue clinicienne, Coordinatrice Groupes de parole NOE : so.issalys@epsmr.org.

Les futurs participants seront ensuite recontactés par téléphone par un membre de l’équipe afin de leur présenter les modalités d’accueil dans les différents groupes, et de répondre à leurs questions.
A noter, les mineurs doivent être accompagnés par une personne majeure de leur choix, lors de leur inscription administrative.

L’Unité de Psychotrauma compte sur chacun de vous pour relayer généreusement cette information et faire connaître ce dispositif aux nombreuses victimes réunionnaises. Elle peut mettre des affiches à votre disposition pour vos salles d’attente.

Vague

Notes de la PEIDD : lien entre Violences sexuelles et Conduites addictives

Extraits du Rapport d’information fait au nom de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes sur le viol, de l’Assemblée Nationale, du 22 février 2018, en lien avec les conduites addictives

« S’appuyant sur les résultats de l’enquête sur l’impact des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte réalisée par l’association Mémoire traumatique et victimologie en 2015, avec le soutien de l’Unicef (22), la Dr Muriel SALMONA a présenté plusieurs données chiffrées permettant de comprendre la gravité des conséquences des violences sexuelles qui sont « un problème de santé publique majeur » :

  • 96 % des victimes interrogées dans ce cadre estiment que les violences sexuelles qu’elles ont subies ont « un impact sur leur santé mentale » et 60 % qu’elles ont « impact sur leur santé physique » ;
  • 78 % des victimes déclarent avoir déjà eu des idées suicidaires et 42 % ont fait au moins une tentative de suicide ;
  • 50 % des victimes ont développé des conduites addictives ;
  • (…) »

« Lors de son audition le 7 février 2018 par vos Rapporteures, la Dr Perrine MILLET, gynécologue obstétricienne (…) estime qu’entre 20 et 25 % des patientes ont été victimes de violences sexuelles et que, sans prise en charge adaptée, ces violences ont des conséquences sur leur santé. Elle a également fait mention de la possible gravité des conséquences de ces violences : par exemple 90 % des femmes atteintes d’une grande toxicomanie ont subi des maltraitances et très souvent des violences sexuelles. »

Consulter le rapport

Publié le 5 février 2019
Mis à jour le 7 février 2019